Solidays 2009

Depuis 11 ans, Solidays est un des rendez-vous incontournables du début de l’été. Festival pour la bonne cause, il permet d’allier plaisir musical et prévention contre le sida. Cette année encore, l’hippodrome de Longchamp a accueilli de nombreux festivaliers et a affiché une programmation alléchante. En parallèle des concerts, Solidays est aussi un festival de sensibilisation. Organisé par Solidarité Sida, il a pour but de militer pour la lutte contre le sida et d’informer les festivaliers sur le virus, que ce soit au sujet des risques ou des traitements mais aussi de la situation dans les pays du tiers-monde. Cet évènement important permet aussi de récolter des fonds pour la recherche contre le sida, mais aussi de faire connaitre plus d’une centaine d’associations du monde entier logées au Village Associatif, qui se consacrent chaque jour à la lutte contre ce terrible fléau. Retour sur cette édition 2009.
- Adresse : Paris Longchamp
- Web : www.solidays.org
Présentation

Solidarité Sida est une association loi 1901 créée en 1992 par Luc Barruet et Eric Elzière dans le but de lutter contre le sida. Elle sensibilise la jeunesse contre ce virus en organisant diverses manifestations culturelles dont les Solidays (créés en 1999), La Nuit du zapping (1996), La Nuit de l’humour (2001), ou la manifestation On s’en fout pas (2006).
Vendredi

Le festival commence avec le groupe rock Neïmo sous un Dôme qui se rempli à vitesse grand V. Les artistes donnent le ton du festival par leur énergie et leur performance. Le public est également au rendez-vous, leur rendant leur énergie et en montrant leur présence. En cette fin de semaine, les gens sont contents d’être là, sous un temps magnifique, et le font savoir.
La suite se passe sur la grande scène Paris avec Moonraisers et son chanteur charismatique aux grandes dreadlocks dont la voix à fleur de peau ravi un public pour le moment majoritairement étudiant. Même si le groupe n’est pas encore totalement inscrit dans le paysage de la scène française, leurs chansons, légères, ensoleillées, à tendance reggae, sont reprises en cœur.
Le temps de boire un peu d’eau et de se diriger vers la scène Bagatelle, et c’est Debout sur le zinc qui commence. Ils font parti d’une variété française alternative avec des chansons à texte aux sonorités swing et jazz. Le public présent est là pour eux et participe à la fête. Sur scène, la complicité entre les membres du groupe est palpable et tout fonctionne naturellement.
Viens ensuite Sinsémilia, qui enchaine des morceaux de leur dernier album coupés par un medley de leurs plus grands titres. Prestation malheureusement entaché par un discours un peu trop politique lors d’interventions entre les chansons, le public est partagé, et on sent qu’il n’est pas là pour ça.
En ce début de soirée, le festival se remplit de plus en plus avec l’arrivée des gens enfin en weekend. Sous le Dôme bondé, Oxmo Puccino lance son hip hop jazzy tout en finesse. C’est un artiste qui se bonifie avec le temps, prend de plus en plus d’ampleur avec ses textes intelligents. Il en profite pour rendre hommage à MJ qui lui a donné le goût pour la musique.
C’est au tour de The Do d’enflammer le public parisien. Malgré leur album qui commence à dater, ils tiennent facilement leur heure de concert et captivent totalement un public conquit grâce à leur magnétisme et leur style bien propre.
Le moment est venu pour Groundation de prendre place sur scène dans une ambiance de fête, les festivaliers commencent à se lâcher complètement, ils dansent, se portent, participent à une ambiance devenue jubilatoire. Le groupe de californien aux sonorités Bob Marliennes fait le show.
Le bouquet final de cette première journée éclate sur la scène Paris : NTM sans Joey Starr, soit Kool Shen. Il assure sans son partenaire, retenu en prison, mais avec des invités. Concert toujours aussi enragé et énergique pendant lequel Kool Shen enchaine les tubes.
La nuit électro peut commencer, avec entre autre, Yuksek, l’un des grands du moment.
Samedi

Journée qui commence par un discours au sujet du Sida, puisque le festival est aussi là pour en parler.
La Casa, groupe français dans la même mouvance que Noirs Désirs, lance cette 2e journée musicale. Leur public est au rendez-vous et le son rock pop folk ravit les oreilles.
Sur la scène Paris, Les Blérots de Ravel apportent un vent de fraicheur et de bonne humeur sur le festival. Leur musique est communicative, simple et efficace.
C’est au tour d’Amadou et Myriam de prendre place sur la scène centrale. Ils nous livrent une prestation enflammée. Le public danse dans la joie et la bonne humeur sur des tubes incontournables de ce couple touchant et doué. Ce sont des sonorités africaines qui se répandent dans l’hippodrome et qui donne le ton de cet après midi ensoleillée.
Le festival peut continuer avec Alela Diane, relève de Joan Baez, avec sa musique agréable à écouter, reposante et sa voix puissante et magnifique. Vient ensuite Yodélice, révélation du moment au talent fou qui hypnotise un public sous le charme du personnage et de sa musique.
Le concert suivant est une folie pure, les gens se poussent pour accéder au Dôme, il eut été plus judicieux de les faire passer sur la grande scène Paris. Les Ting Tings déchainent la foule, ce sont les chouchous du public. Ils nous livrent une prestation magique, avec leur son typique qui résonne électro pop rock.
La journée peut se terminer avec Beardyman, un extraterrestre du Beat Box, il mixe les sons de différents style, un groupe à lui tout seul. Il offre un magnifique hommage à MJ.
Dimanche

Dernière journée d’un weekend end bien chargé, ce dimanche s’annonce étouffant. Sous la chaleur de l’hippodrome, John & Jen ouvre les festivités. Ce couple ressemblant aux Rita Mitsuko offre un concert de qualité, avec des bons solos de guitare et une belle complicité.
C’est au tour de Pep’s de faire son entrée sur la scène Paris. Belle révélation pour ce chanteur au succès Liberta qui résonne dans toutes les têtes. Sa prestation fait danser et chanter le public, il met une bonne ambiance et lance un peu cette journée.
Découverte ensuite de PuppetMastaz, groupe original de Hip hop qui offre un spectacle de marionnette pour offrir ses chansons au public.
Sur la scène Paris, Ayo entre en scène. Sa voix particulière reconnaissable enchante le public. Cette chanteuse touchante fait l’effort de parler au public en français entre chaque chanson pour lui délivrer un message de solidarité. Elle entraine les festivaliers dans ses convictions et les fait danser et chanter sur ses chansons entrainantes.
C’est au tour de Caravan Palace de ravir le public sous le Dôme. Leur sonorité swing électro déchaine le public. Il est impossible de rester indifférent à la musique de ce groupe original, tout le monde danse, même les gens couchés dans l’herbe remuent les doigts de pieds. Un vrai plaisir pour les oreilles.
Cocoon prend leur suite sous le chapiteau. Enchainant les chansons de leur dernier album et des titres inédits, les deux artistes forment un duo parfait. Leurs voix s’allient à merveille. Ils ravissent le public, mettent l’ambiance, font rire les gens par leurs interventions pleines d’humour. Les soutiens gorges volent, les t-shirts masculins aussi…
Le festival touche à sa fin, ce grand weekend end de fête peut se terminer de la meilleure des façons par un concert de Manu Chao. Tous les festivaliers sont présents sur la scène Paris, la foule s’étend à perte de vue. Devant tout ce public venu l’applaudir, Manu Chao offre ses plus grands tubes et permet aux gens, qui chantent et dansent à l’unisson, d’oublier que le lendemain il faut aller travailler.
Les stands

Exposition de photos Renaître à la vie
Elle présentait aux festivaliers sur des bornes à écran tactile des documentaires photos/videos représentant l’action contre le sida dans le monde au travers de portraits mais aussi en expliquant l’histoire du virus du sida et son avancée. Cette expo a été financé par le Fond Mondial
Sex in the City
Le parcours Sex in the City est un des nombreux stands de Solidays où la queue ne désemplit pas. Le thème du parcours : le sexe, ou tous ce qui touche aux risques mais aussi au plaisir agrémenté d’un questionnaire avec lequel chacun pourra tester ses connaissances personnelles.
Le stand Durex
Ce stand offrait la possibilité de s’essayer au saut à l’élastique, sensations assurées
Le stand UCPA
Il proposait d’escalader un mur haut de 8 mètres.
Le stand XBox
Xbox proposait aux festivaliers de concourir lors d’un tournoi du jeu non moins connu Guitare Hero, mais aussi de s’essayer aux différentes versions présentes sur les consoles mises à disposition des festivaliers. De quoi s’imaginer à la place des artistes de Solidays pendant quelques minutes !
Le stand les produits laitiers
Ce stand proposait une dégustation gratuite de cocktails laitiers originaux.
Le stand Coca-Cola
Stand où les festivaliers pouvaient repartir avec une bouteille personnalisée avec une photo prise sur le fait du fameux soda.
