Famous Basel Guitar Festival

“Le public a répondu présent pour ce 4ème Famous Basel Guitar Festival. On compte près de 1300 entrées sur la semaine, soit une progression de plus de 100% par rapport à l’année dernière. Il y avait bien sûr des soirs où la salle était particulièrement remplie, notamment pour les concerts de John Mayall ou Lucky Peterson, et d’autres soirs beaucoup plus intimistes car les noms ne sont pas encore connus” explique Emmanuelle Thouvenin, chargée de communication du Casino.
- Date : Du 6 au 12 octobre 2008
- Adresse : Grand Casino, Flughafenstrasse 225, 4025 Basel, Schwitzerland
- Web : www.grandcasinobasel.com
John Mayall

Le 4ème Famous Basel Guitar Festival a débuté lundi au GrandCasino de Bâle avec le plus class des bluesmen Anglais, John Mayall. A l’origine des Bluesbrakers, formation qui a compté dans ses rangs Eric Clapton, Peter Green ou encore Mick Taylor, John Mayall, aussi à l’aise au clavier, à l’harmonica qu’à la guitare a ouvert les festivités, accompagné de Buddy Whittington, incroyable “gratteux” qui lui piquerait presque la vedette. Cette première soirée a fait danser fans français et suisses qui ont pu savourer cette ambiance texane à l’état brut, et indémodable.
Tom Principato

Mercredi soir, c’était Tom Principato qui a fait vibrer les cordes. Ambiance plus feutrée, tables et chaises, accompagné d’un verre, confortablement installé pour profiter pleinement de Tom Wenner armé de sa Fender qui a fait frissonner le public avec ses solos de guitare digne d’un certain Clapton.
Ce festival riche, où la guitare est reine, qu’elle soit acoustique, électrique, électro-acoustique, l’instrument le plus utilisé au monde qui s’adapte à de nombreux styles musicaux, réserve encore quelques très bons moments.
Lucky Peterson

Vendredi, c’est un show exceptionnel du grand Lucky Peterson qui était à l’affiche du GrandCasino de Bâle.
Lucky, charmeur, joueur, ambianceur, maître de l’impro, a fait vivre aux spectateurs, 2h30 bien agitées, du bocal mais pas seulement! Peterson commençait calmement sur la scène derrière son orgue Hammond, pour ensuite faire rugir, surchauffant un public déjà sous le charme. Petite ballade dans la salle et tour du propriétaire avec une petite visite inattendue aux joueurs du casino et tout cela sans jamais s’arrêter un instant de faire des gammes sur sa six cordes. Lucky Peterson se commande même un verre, avant de s’isoler, quelques secondes, dans les réserves, de s’en extraire et de s’incruster sur des genoux accueillants, une fois à droite, une fois à gauche. Mais rien n’arrivera à le distraire, le bonhomme a une aisance et une maîtrise hors norme.
Ce soir là, Lucky Peterson a malaxé le blues, le jazz, la soul et le gospel, bref tout ce que la musique afro-américaine a inventé,et fait chavirer plus d’un coeur. Ses morceaux aux savoureux plaisirs alignent, autour d’une base d’impro, brisures de rythme et mélodies merveilleusement maîtrisées, avec les mimiques qui séduisent le public avec lequel il ne cesse de jouer.
Comme un légendaire grand magasin parisien, il se passe toujours quelque chose lors d’un concert de Peterson. Impossible de s’ennuyer surtout lorsque la star n’arrête pas de bouger.
Après trois rappels, Lucky Peterson s’arrête, se dirige tout naturellement vers le bar et commande un verre. La classe, la grande classe!
Fahem Kader et son Fahem Quintet

Samedi, le casino accueillait Fahem Kader et son Fahem Quintet. Beaucoup moins de monde ce soir-là pour cet artiste qui mérite vraiment d’être connu, mais qui n’a pas réussi à attirer la curiosité des festivaliers.
Fahem proposait des compositions personnelles avec une technique classique parfaitement maîtrisée, un subtile mélange entre flamenco, classique et jazz. Dans le morceau Recuerdos, on ne peut s’empêcher de penser aux Recuerdos de la Alhambra du compositeur Francisco Tarrega. Jeune artiste hors pair, Fahem étonne par sa virtuosité et sa technique.
Pura Fe

Le festival s’est achevé dimanche, par un étonnant concert de Pura Fe accompagnée du guitariste Danny Godinez.
Au-delà des règles, des conventions et des habitudes installées depuis le début de la semaine, Pura Fe et son guitariste jouaient tout au long du concert avec des effets sonores très présents, parfois dérangeants et perturbants. Comme cette voix enregistrée sur laquelle elle reprend les choeurs, et ce guitariste qui ne joue pas les notes qu’on entend, jeu de pédales et de boutons incessant.
Pura Fe étonnait également avec son jeu de guitare acoustique lap steel (guitare slide jouée à plat) qui donne ce son métallique et sa voix qui transmet le message ancestral du monde indigène.

Flamenco Dancing Guitar and Cajon Spanish Music » Blog Archive » Famous Basel Guitar Festival a écrit,
Ecrit le October 20, 2008 @ 0:11
[…] Famous Basel Guitar Festival Daniel wrote an interesting post today onHere’s a quick excerptFahem proposait des compositions personnelles avec une technique classique parfaitement maîtrisée, un subtile mélange entre flamenco, classique et jazz. Dans le morceau Recuerdos, on ne peut s’empêcher de penser aux Recuerdos de la … […]
Picard2200 a écrit,
Ecrit le October 22, 2008 @ 21:30
Bonsoir 13h37,
Fabuleux Lucky Peterson et une Pura Fe qui porte bien son nom!
Je ne peux me lasser de ton site, de la beauté des photos, du côté vivant de ces photos!
Superbe!
J’ai évidemment fait de la pub pour ton site alors j’espère qu’il tiendra la charge!