Melissa Mars (+ Cynna) à La Cigale

Quinze mois après L’Européen, nous embarquons à nouveau dans la navette à destination de Mars. Celle-ci nous dépose à Paris, dans une Cigale où MarSiennes et MarSiens attendent leur reine. Mais avant d’atterrir, Cynna agrémente le voyage de contes retraçant la biographie de Melissa Mars. Place à une virée intergalactique.
- Date : 10.12.07
- Adresse : 120 boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Web : www.lacigale.fr
Cynna la conteuse

Qui est Cynna ? Nul ne semble le savoir. S’inspirant des trois albums de Melissa Mars, la conteuse évoque la vie de la reine des abeilles devant un public réceptif mais néanmoins impatient de voir ou revoir son artiste. La phase d’atterrissage est enclenchée peu avant 21h, la Love Machine se cache derrière le grand rideau rouge de La Cigale.
Melissa Mars

Vers 21h, ce rideau s’ouvre et laisse place à une scène féerique où lumières et accessoires marSiens se partagent l’espace. Melissa traverse la salle et rejoint ses musiciens sur scène pour y interpréter Love Machine, le premier extrait de son album A la recherche de l’amour perdu. Mixée avec Billie Jean de Michael Jackson, cette version live est loin de la version studio, et Melissa se lance dans un MoonWalk rappelant le roi de la pop. Le ton est donné.
Dès lors, les titres s’enchaînent avec brio, chacun étant mis en scène de façon unique : de la découverte de Metal Boy, complice d’un soir, au vieux magnétophone diffusant la composition de Gary Lucas sur Little Blue, en passant par une version apocalyptique de Horror Movie faisant référence au 09.11 ou encore I hate you, dans une version très métal à la manière de Manson. Les jeux de lumière sont d’une originalité rare, et les costumes, confectionnés par Leka, somptueux. Comment ne pas succomber ? Je me confesse arrive à point nommé dans une version extended encore plus céleste qu’à L’Européen, la puissance des enceintes et les jeux de lumière de La Cigale contribuant fortement à ce sentiment.
Elle butine, elle bat des cils, elle bat des ailes, bzzz ! La fête est belle, lala lala. Après s’être éclipsée quelques instants pour se changer, Melissa nous invite à découvrir la suite du voyage, avec au programme Army of love et Papa m’aime pas, le titre qui l’a révélée en 2003. Le public est debout, brandit le poing sur Boys don’t cry, puis applaudit à tout rompre l’artiste visiblement émue.

Avant de sonner le glas, Melissa Mars fait référence à Pascal Obispo qui, rappelons-le, a contribué à la naissance de son dernier album. Aussi, 1980 anime cette fin de soirée, dans une ambiance de fête un peu disco, forcément. Est-ce la fin ? Non, pas encore. Et si nous deux semble donner de l’espoir quant à l’avenir de la MarSienne, tant le plaisir de pouvoir communiquer avec le public illumine le regard de Melissa. Le rideau se ferme, c’est la fin d’un concert magique.
Melissa Mars possède un univers fantastique, inspiré par une existence mystérieuse qui la guide artistiquement. J’invite vivement les passionnés de découvertes musicales à écouter (acheter) son dernier album et constater que son talent ne se résume pas au mime d’un robot aux côtés de Pascal Obispo. C’est une artiste absolument unique sur la scène française, discrète, mais ô combien intéressante pour peu que l’on prenne le temps et l’envie de s’immiscer dans sa planète. Souhaitons que 2008 soit remplie de concerts aussi extraterrestres que celui-ci. Merci à tous.


Adeline a écrit,
Ecrit le décembre 12, 2007 @ 0:34
Franchement, quand on voit ce que Melissa donne sur scène, l’effort de mise en scène, la réorchestration de ses titres, le contact avec le public, sa joie d’être là… elle mérite une attention plus grande que celle qu’elle a actuellement quand on voit que certaines (sans citer de nom :p) n’ont aucune mise en scène, apprennent ce qu’elles vont dire par coeur, à la virgule près, sans tenir compte de la possible intervention du public, qui n’ont pas vraiment d’originalité musicale, si ce n’est leur voix… mais remplissent pendant une semaine l’Olympia… il y a de quoi se poser des questions…
Je ne sais pas d’où ça peut venir…Peut être d’un problème de communication avec les médias, la presse, les sites musicaux… Peut être qu’un album plus proche de ce qu’on a vu sur scène hier soir changerait la donne…
En tout cas, il ne faut pas que la MarSienne en chef se décourage et retourne sur Terre, trainer des pieds à la gare de Melun… Maintenant que l’army of love est constituée, il faut conquérir le coeur des metal boys & metal girls sur terre…
kornemuz a écrit,
Ecrit le décembre 12, 2007 @ 18:58
Bon résumé et belles photos, comme d’habitude
Christian a écrit,
Ecrit le décembre 12, 2007 @ 19:39
Magnifique ces photos. Dommage qu’il n’y ait eu qu’une seule date qui ait été maintenue pour la tournée.
GouZi a écrit,
Ecrit le décembre 12, 2007 @ 20:41
Belle plume, de chouettes photos… *_*
olympio a écrit,
Ecrit le décembre 12, 2007 @ 21:49
ooops , whaouu , merci , jolie résumé qui aurai du figuré a la place de celui du “Parisien” …………
je mincline devant les photos , magnifique !
merci !
quel boitier/obj , pour cela ?
Laurent a écrit,
Ecrit le décembre 13, 2007 @ 1:29
olympio > je t’ai répondu sur bulleantisismique
Angelo a écrit,
Ecrit le décembre 17, 2007 @ 16:21
Merci pour ce résumé et surout ces superbes photos.
Si je peux me permettre une précision, sur “I hate you”, en plus du côté “Manson”, il faut surtout noté que la chanson a été mixée sur l’air de “Personal Jesus” de Depeche Mode.
Merci encore pour cette rubrique,
Angelo
Christophe a écrit,
Ecrit le décembre 27, 2007 @ 1:48
C’était un concert FA-BU-LEUX !!! Rien à voir avec les albums studios où certains titres sont parfois un peu “mous”. Qu’est-ce que c’était bien !!! Et puis qu’est-ce qu’elle est belle !!!
En un mot : MAGIQUE !!!